On performe au FRAC Franche-Comté

Mercredi 16 avril 2014, j’ai été invité par l’artiste Cécile Meynier à assister à la performance de Marguerite Bobey (FR) et Wen Chin Fu (TW) au FRAC Franche-Comté à Besançon.

Je ne connaissais aucune des deux artistes et c’est donc sans a-priori que j’ai pu apprécié leur collaboration. Marguerite et Wen Chin ont conçu un instrument atypique et expérimental dont elles nous font la démonstration, elles « apprennent à l’utiliser ». Ce dispositif sonore est constitué de peaux de résonance et de fils de pêche, tendus et reliés aux percussions comme les cordes d’un violon. Pour amplifier les sons, des micros sont placés sous les peaux de résonance.
Le fonctionnement de cette oeuvre-instrument semble mystérieuse et complexe. Les deux artistes ont à portée de main des verres remplis d’eau, des billes de décoration molles et visqueuses et des escargots de bassin.
L’atelier est plongé dans le noir et plusieurs projecteurs viennent illuminer le dispositif. Les peaux de résonance reflètent la lumière sur les murs en y créant des cercles.
La performance dure une trentaine de minute. Wen Chin fait vibrer les cordes, tapote sur les peaux, les fait trembler. Les sons ressemblent à un début d’orage. Marguerite dispose les éléments « naturels ». Elle expérimente sur les percussions le son des mouvements lents des escargots, de la chute d’une goutte d’eau ou d’une bille qui rebondit. Elle se livre également à un exercice vocal, jouant sur la vibration et sur la résonance de son souffle dans le micro.
Au fur et à mesure, la lumière prend un rôle important. Chaque geste, chaque élément ajouté dessine et sculpte un tableau lumineux.
Bien qu’encore au stade d’ébauche, cette première performance-test marque une réelle volonté de créer un environnement complexe, alliant son, lumière et implication du corps : un très beau moment.

La suite de cette performance sera présentée le dimanche 11 mai 2014 lors du festival Inact 2014, Hall des Chars, 10 Rue du Hohwald, Strasbourg.

En 2013, elles ont présenté La forêt qui m’habite m’a gardée en elle comme une ombre lors des Rencontres internationales de la performance à Besançon

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Marguerite Bobey vit et travaille dans la forêt jurassienne française. Elle a effectué une résidence de décembre 2013 à février 2014 à la Kunsthalle de Mulhouse dans la cadre du programme aiR/Nord-Est.
Wen Chin Fu vit et travaille à Den Haag aux Pays-Bas.

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